Au regard de l'impact hautement négatif de la corruption dans tous les secteurs de la société tant étatique qu'international, un instrument de lutte contre ce fléau a été  mis en place en 2003 à Mérida au Mexique sous l'auspice de l’ONU.

 

La Convention des Nations Unies contre la Corruption (CNUCC) est acceptée par la quasi-totalité des États membres de l’ONU. En effet, 177 pays sur 193 l’ont ratifié dont la Côte d’Ivoire  le 25 octobre 2012.

 

Pour une mise en œuvre efficace de la Convention, les États Parties ont arrêté depuis la Conférence de Doha en 2007, un processus d'évaluation de la mise en œuvre de la Convention appelé Mécanisme d'examen des États parties. Ainsi, notre pays a été examiné en 2015.

 

Organisée tous les deux ans en vue de faire le point de l’application de la CNUCC par les États Parties, cette  6ème session a  porté essentiellement sur l’examen des  travaux des groupes de travail inter-gouvernementaux à composition non limitée, sur la prévention de la corruption et le recouvrement des avoirs, tenus à Vienne (Autriche) en 2014 et 2015. En outre, cette conférence tire également les leçons du premier cycle du mécanisme d’examen par les pairs qui s’achève cette année et lance le second cycle d’examen qui débutera en 2016 pour une durée de cinq (5) ans.

 

Présente aux différentes assises internationales tant au niveau technique (réunion des experts) que des États Parties (Marrakech en 2011, Panama en 2013), la  Côte d’Ivoire a participé du 2 au 6 novembre 2015 à la rencontre des États Parties à Saint Pétersbourg en Russie. Les travaux de la conférence sont préparés en ateliers puis débattus et adoptés en plénières.

 

Conduite par Son Excellence Monsieur LARGATON Ouattara (Ambassadeur de la Côte-d’Ivoire en Autriche), La délégation ivoirienne était composée de trois structures de gouvernance, à savoir : La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance, l’Inspection Générale des Finances et la Police Economique.

 

Cette mission a permis à la délégation ivoirienne et particulièrement à l’Inspection Générale des Finances, de prendre la pleine mesure des actions menées contre la corruption au niveau international. En outre, l’IGF a pu nouer plusieurs contacts avec les organisations de premiers plans dans le contrôle des Finances Publiques et la lutte contre la fraude et la corruption, avec l’appui desquelles, elle renforcera ses méthodes de contrôle et surtout les compétences de la Brigade de Lutte contre la Corruption au sein des Ministères de l’Economie et des Finances, et du Budget.